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Lundi 18 novembre 2019 — 10 h 00

Résumé - Du choléra à la grippe espagnole à Québec

Conférence de Réjean Lemoine le 24 octobre 2019

L’arrivée du choléra à Québec en 1832 est la première expérience moderne d’une épidémie. C’est ce que Réjean Lemoine a soutenu lorsqu’il est venu donner  une conférence à la Société historique du Cap-Rouge (SHCR) récemment.

C’est avec la venue des immigrants par bateau qu’un poste de quarantaine est installé à Grosse-Île pour contrôler leur arrivée, car c’est par eux que le choléra arrive à Québec. Mais l’épidémie continue de faire des malheureux malgré les efforts soutenus et les activités de décontamination menées à l’échelle locale. Vomissements, nausées, la maladie est contagieuse et monsieur Lemoine nous rappelle qu’elle se transmet par les mains sales et surtout par l’eau contaminée. Plusieurs précautions sont prises pour protéger la population mais compte tenu de l’époque l’épidémie était inévitable. 

Les symptômes faisaient peur aux gens qui sortaient de moins en moins de leur maison et faisaient de moins en moins confiance à leurs voisins. À l’époque, chaque médecin était laissé à son propre compte et plusieurs cherchaient des remèdes comme l’arsenic, l’huile de castor, le camphre, etc. Il faut savoir que plus de 3000 personnes décédèrent de cette épidémie.

 

 La grippe de 1918, dite espagnole, est pour sa part due à une souche particulièrement virulente et contagieuse de grippe qui s’est répandue en pandémie de 1918 à 1919. Venue des USA par sa mutation génétique, elle prit le nom de grippe espagnole car l’Espagne, non impliquée dans la 1re guerre mondiale, fut le seul pays à publier librement les informations relatives à cette épidémie, remarque Réjean Lemoine.

Cette pandémie a fait plusieurs milliers de  morts à Québec. Les brassages de population dus à la guerre ont favorisé la propagation de cette maladie contagieuse. L’expérience acquise à cette époque représente les prémices d’une future politique internationale de santé publique. Ces épidémies ont permis de mettre en place des services publics comme l’aqueduc ou encore des institutions sanitaires. Ce sont d’ailleurs ces améliorations qui amenèrent une augmentation de l’espérance de vie en milieu urbain, souligne Réjean Lemoine.

Merci monsieur Lemoine!

Louise Mainguy