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Mardi 29 octobre 2019 — 10 h 39

Résumé - Les oiseaux et l'histoire

Salon de thé du 10 octobre 2019

Norbert Lacroix, président du Club des ornithologues de Québec

Quel défi que de résumer cette conférence de monsieur Norbert Lacroix : des données, des anecdotes, des faits, des photos, des curiosités servis en sauce historique lors d'un buffet pour plus de 60 convives !

Car, en effet, monsieur Lacroix a nourri notre curiosité, notre intelligence et même notre ouïe !

La première partie de la conférence a porté sur les oiseaux qui ont servi à l'alimentation de nos ancêtres venus de France. Poule, canard, oie, dindon, pintade, faisan et pigeon sont des oiseaux que l'on mange encore ... d'autres, comme la tourte voyageuse et le grand pingouin ont malheureusement connu l'extinction. Chacun de ces oiseaux a une histoire particulière, une origine asiatique, européenne ou américaine, a été croisé une ou plusieurs fois, etc.

« Je veux que chaque laboureur de mon royaume puisse mettre la poule au pot le dimanche. »

Bien avant cette célèbre phrase du roi Henri IV, la poule fut domestiquée et répandue sur tous les continents et son lointain ancêtre serait le coq doré originaire du sud-est asiatique. De nos jours, on estime à 52 milliards d'individus le nombre de poules gloussant quotidiennement sur la terre.

En deuxième partie, monsieur Lacroix a soulevé plusieurs anecdotes langagières au sujet de la dénomination de certains oiseaux en Nouvelle-France. Par ressemblance avec des oiseaux connus en Europe, on a appelé outarde la bernache du Canada, rossignol le bruant chanteur, rouge-gorge le merle d'Amérique, grue le héron, perdrix la gélinotte. L'explication détaillée de ces méprises est parfois rigolote ou originale.

Il en est ainsi de l'origine de l'appellation Fou de Bassan dont les plus grandes colonies du monde nichent en Écosse et au Québec. Mais qui est Bassan ? Où est Bassan ? La dénomination latine du Fou de Bassan, dont dérive son nom français, signifie « fou de l'île de Bass », une île à proximité des côtes orientales de l'Écosse (la Bass Rock en face d'Édimbourg) qui accueille encore de nos jours la plus grande colonie au monde de cet oiseau, avec plus de 75 000 couples. Personne ne sait pourquoi on ne l'appelle pas fou bassien ou fou de Bass ...

En dernière partie, monsieur Lacroix a survolé les bases de la systématique - le classement des êtres vivants - selon les axes genre et espèce. Il a aussi parlé des expéditions dans le Nord canadien et en Arctique qui ont permis à des naturalistes anglais de nommer plusieurs oiseaux au début du 19 ième siècle. Vous connaissez la mouette de Franklin ?

De plus, comment parler des oiseaux dans un contexte historique sans parler de Charles Darwin, Alfred Russel Wallace, Jean-Jacques Audubon, ainsi que les Québécois James Macpherson Le Moine et Charles-Eusèbe Dionne ?

Se faisant couper les ailes par le temps qui passait, notre très sympathique oiseau de nuit, dans son beau costume pied de poule, s'en est retourné se reposer dans son édredon (de l'islandais aedar-dun, eider à duvet) et son oreiller à plumes. Mais il était fier comme un paon et nous, plus jamais têtes de linotte.

Carolle Lessard