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Salon de thé du 14 février 2019

Résumé - Promesse d’une vie meilleure en Nouvelle-France.

 

Pour ce premier Salon de thé de 2019, votre Société vous a proposé...

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Décès de monsieur André Kawa

À l’Hôtel-Dieu de Québec, le 22 janvier 2019, à l’âge de 70 ans, est décédé monsieur André Kawa, époux de...

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Activités

Jeudi 28 mars 2019, 19 h 30

Assemblée générale annuelle

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Nouvelles

Vendredi 22 février 2019 — 10 h 30

Salon de thé du 14 février 2019

Résumé - Promesse d’une vie meilleure en Nouvelle-France.

 

Pour ce premier Salon de thé de 2019, votre Société vous a proposé une belle rencontre avec madame Jeanine Lallement qui, comme les Filles du Roy à l’époque et de nombreux migrants de nos jours, a choisi, en 1969, de venir vivre au Québec. En comparant sa vie personnelle avec celle des deux autres groupes, elle a commenté et évalué la promesse d’une vie meilleure en Nouvelle-France.

Entre 1663 et 1673, sept cent soixante femmes ont choisi de s’installer en Nouvelle-France. On leur avait promis alors un avenir bien meilleur qu’en France où, orphelines dans des hospices, elles ne pouvaient espérer une vie décente. Ici, avec une dot accordée par le roi, ces Filles du Roy ont pu choisir un mari, élever une famille et la nourrir avec les légumes de leur potager, les nombreux petits fruits sauvages et les produits de la chasse et de la pêche. Donc, promesse tenue pour ces filles courageuses et de bonnes mœurs.

Notre conférencière arrive au Québec trois cents ans plus tard. Issue d’un milieu modeste et marquée par un Paris occupé dont lui parlait son grand-père, elle rêve de trappeurs et de grands espaces. À l’école, on lui enseigne à peine dix lignes sur la mort de Montcalm. Puis Félix Leclerc et Gilles Vigneault débarquent en France. C’est décidé : elle choisit de vivre à Beauport et tout s’enchaîne. Elle s’initie au patin sur le lac Clément, apprend à chasser le lièvre et obtient un emploi au centre informatique de la Dominion Corset. Elle mange au Petit Bedon et magasine à la Compagnie Paquet. Elle a cependant un peu de difficultés avec le langage de Séraphin Poudrier des Belles Histoires des Pays-d’en-Haut. La crise d’octobre la fait réfléchir mais ses jumeaux naissent en 1971. Elle assiste à une démonstration Tupperware, nage dans la piscine du Palais Montcalm dans laquelle Robert Bourassa fait des longueurs. En 1973, elle déménage à Cap-Rouge, en face de chez Lawrence Cannon. Puis elle s’inscrit au cégep en littérature québécoise et ensuite en théâtre, ce qui lui permet de jouer dans une pièce en joual. Elle adore l’émission Soirée canadienne, a connu Julie Payette alors âgée de cinq ans et a passé des dépliants pour Pauline Marois.

Vie bien remplie, parfaitement intégrée aux valeurs et à la culture québécoises, son rêve s’est réalisé.

Qu’en est-il des migrants du XXIe siècle? Ils ont souvent des conditions de vie aussi et même plus difficiles que les Filles du Roy avaient en France à l’époque. Heureusement, il y a maintenant des organismes qui facilitent leur installation. Il n’en tient qu’à eux de réussir leur intégration. Parlez-en à Boucar Diouf !

Échanges très intéressants avec une Québécoise d’adoption vraiment attachante. Merci, Madame Lallement, d’avoir partagé avec nous votre expérience de vie.

 

Claire d’Auteuil