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Nouvelles

Conférence du 22 novembre 2018

Les voyages de Jacques-Cartier (1534-1542) par Viateur Lefrançois.

Voici un résumé :

Lors de notre dernière conférence de l’année, monsieur Viateur Lefrançois...

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LAROCQUE LILKOFF, Jeannette (1927-2018)

Le 5 novembre 2018, à l'hôpital Laval (IUCPQ), est décédée madame Jeannette Larocque Lilkoff, épouse de monsieur Lubin Lilkoff, fille...

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Nouvelles

Jeudi 15 novembre 2018 — 17 h 07

Salon de thé du 8 novembre 2018

Résumé - Les pierres tombales nous parlent

Le mois de novembre nous inspire cette idée d’accompagner madame Brigitte Garneau, docteure en anthropologie sociale et culturelle, dans une visite de la vieille partie du cimetière Saint-Charles. C’est à l’architecte et ingénieur de la ville, Charles Baillairgé que la fabrique Saint-Roch confia l’aménagement paysager du cimetière en 1855. Il créa un cimetière-jardin avec des allées sinueuses dans un endroit champêtre, à deux kilomètres des limites de la ville.

Près de l’entrée principale, un petit temple abritant une statue du Sacré-Cœur et entouré d’une haute clôture en fer forgé attire l’attention. C’est le tombeau de la famille de William Verner. Une partie de l’ouvrage funéraire avait d’abord été fabriquée en Europe pour honorer la sépulture du fils de Napoléon 1er, surnommé l’Aiglon. La crypte souterraine peut accueillir trente cercueils.

Un monument d’inspiration gothique, tout en hauteur et brillant de blancheur, honore la famille de Zéphirin Paquet. Il est couronné d’un ange magnifique tenant dans la main gauche une trompette abaissée.

L’autel de pierre de Jean-Baptiste Laliberté se distingue par ses trois socles superposés en dégradé. La croix qui coiffe le tout tire son élégance des lettres entrecroisées X et P. Ce sont les deux premières du mot Christ en grec.

Pour le monument funéraire de la famille de Charles Jacques Frémont, le pilier quadrangulaire supporte une urne drapée et une série de perles de marbre en ceinture la base et le sommet. En qualité de maire de la ville de Québec, il en avait inauguré le premier carnaval en 1894.

La présence de la fleur de lys héraldique sur le monument de sa famille confirme la carrière politique de François Langelier : il fut maire de Québec et lieutenant-gouverneur.

Au cimetière Saint-Charles, quatre petits bâtiments destinés à recevoir les restes mortels de l’élite furent érigés. Le mausolée familial de Thomas Larivière, repris par Cyrille Fraser Delâge, émeut par sa vieille pierre lisse et ses petites fenêtres latérales.

La chapelle funéraire de Jean-Élie Gingras, constructeur de navires et conseiller législatif, attire l’attention par sa forme octogonale, ses huit fenêtres cintrées et sa rotonde ajourée sur le toit.

Lorsque le maire Simon-Napoléon Parent avait voulu faire du globe, symbole de l’univers , l’objet central de son enclos funéraire dans le cimetière Saint-Sauveur, les critiques du clergé l’avaient obligé à ajouter un ange sur son sommet.

L’enclos semi-circulaire du maire Lucien Borne suscite l’admiration. Deux murets délimitent le lot et une barque funéraire, symbole du voyage au cours duquel le défunt passe du monde des vivants au monde des morts, surmonte le socle central.

Charles Baillairgé n’a pas fait ériger un monument funéraire traditionnel pour sa famille mais plutôt un gigantesque morceau de granit alliant les quatre symboles fondamentaux : le centre, le carré, le cercle et la croix.

Lorsque des anges sont présents sur les monuments, un Ange aux fleurs accompagne les enfants alors qu’un Ange à la croix est représenté pour les adultes.

Dans son livre Les pierres tombales nous parlent, publié aux Éditions GID, madame Garneau décrit le patrimoine religieux, historique, architectural, culturel et symbolique d’un lieu mythique. Un trésor à consulter pour qui s’intéresse à la culture populaire et à la vision des générations précédentes face à la mort et à l’au-delà.

Claire d’Auteuil.