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Nouvelles

Salon de thé du 14 février 2019

Résumé - Promesse d’une vie meilleure en Nouvelle-France.

 

Pour ce premier Salon de thé de 2019, votre Société vous a proposé...

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Décès de monsieur André Kawa

À l’Hôtel-Dieu de Québec, le 22 janvier 2019, à l’âge de 70 ans, est décédé monsieur André Kawa, époux de...

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Activités

Jeudi 28 mars 2019, 19 h 30

Assemblée générale annuelle

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Nouvelles

Dimanche 4 novembre 2018 — 15 h 08

Conférence du 25 octobre 2018

Résumé - Le costume colonial en Nouvelle-France au XVIIIe siècle»

par Monsieur Emmanuel Nivon

Tout souriant, c’est en déshabillé (chemise, culotte et bonnet) que M. Emmanuel Nivon nous accueille. Accompagné de cinq mannequins, ce chercheur en histoire et culture matérielle, collectionneur et animateur nous entraîne au temps de la Régence Louis XV. Il nous révèle que l’habillement des habitants de la Nouvelle-France est fortement influencé par le statut social et la provenance géographique des individus.

Ainsi, le gentilhomme passe ensuite une veste, un justaucorps de couleur ‘’cuisse de nymphe émue’’ en toile fine et garniture de dentelle. Et le voilà prêt à sortir dans la société…

Avec la participation d’un mannequin masculin choisi parmi les personnes présentes, M. Nivon nous illustre l’habillement complet de l’habitant : il porte directement sur la peau une ceinture de cuir qui sert à soutenir le brayet, passe une chemise (de coton, chanvre ou lin selon son statut social), enfile ensuite des guêtres (d’influence amérindienne), passe une petite veste ou gilet (sans manche) et enfin une veste à manches longues. En hiver, le capot avec capuche, ceinture et tuque le gardent au chaud. Les souliers de bœuf (prononcer ‘’beu’’) ou les bottes sauvages protègent les pieds. A l’intérieur, il porte des mules.

Les femmes, elles, enfilent une chemise qui sert de premier jupon, des demi-paniers, un corset, un deuxième jupon, une demi-robe (si elle est ouverte, une pièce d’estomac complète la tenue) et enfin un troisième jupon. Les robes descendent à mi-mollet. La qualité des tissus révèle le niveau social.

Pour les hommes, les poches sont intégrées aux vêtements alors que chez les femmes, elles sont un accessoire qu’on ajoute. L’intensité de la couleur des tissus est aussi révélatrice du prix.

Une femme doit toujours être coiffée, du lever au coucher. Un noble ou un gentilhomme ne sort jamais de la maison sans son épée.

De l’aveu même de M. Nivon, on n’a fait qu’effleurer le costume de cette époque mais les personnes présentes ont beaucoup apprécié la présentation de ce passionné de la période coloniale française en Nouvelle-France durant la première moitié du XVllle siècle.

Quelle chance de voir de près et surtout de toucher les tissus, costumes, boutons, boucles de ceintures et autres accessoires exposés devant nous!

Merci Emmanuel de votre grande générosité.

Claire d’Auteuil.