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Samedi 5 mai 2018 — 11 h 27

Le site Cartier-Roberval à Cap-Rouge : échec ou succès

Résumé de la conférence de M. Eric Dussault du jeudi 26 avril 2018.

Le 8 février 2018, Madame Marie Montpetit, Ministre de la Culture et des Communications, conférait le statut de site patrimonial au site archéologique Cartier-Roberval . Voilà l’occasion idéale pour vouloir en connaître davantage sur le lieu et les personnages impliqués dans cette aventure de colonisation.

Après avoir rapidement expliqué les événements majeurs des XVième et XVIième siècles ayant amené la France à s’intéresser à la colonisation de l’Amérique, M. Dussault nous apprend que Roberval était alors un militaire célèbre et un officier de haut rang tandis que Cartier a été le premier capitaine à reconnaître et à cartographier le fleuve St-Laurent.

En 1541, sur les ordres de François Ier, Cartier part le premier avec 5 bateaux et quelques centaines de personnes et jette l’ancre à l’embouchure de la rivière du Cap-Rouge, emplacement choisi à cause du promontoire qui permet de voir venir les ennemis et de la rivière favorable au mouillage des navires. Il fait construire deux forts par les hommes de métiers qui l’accompagnent: celui d’en- haut et celui d’en- bas. Il nomme l’établissement Charlesbourg -Royal.

Des escarmouches avec les autochtones de Stadaconé ont pour résultat 35 morts parmi les hommes de Cartier. Croyant avoir trouvé de l’or et des diamants, Cartier décide de retourner en France l’année suivante, sans attendre Roberval. Ayant rencontré ce dernier à Terre-Neuve, et malgré l’ordre de retourner à la colonie, Cartier rentre en France à la faveur de la nuit.

Roberval poursuit alors sa route jusqu’à l’établissement de Cartier qu’il rebaptise France -Roy . Il est accompagné de 200 personnes, des militaires et des nobles. Ses relations sont meilleures avec les autochtones. Mais la France entre en guerre l’année suivante et Roberval, à cause de sa notoriété militaire, est rappelé par la mère-patrie. On sait que la colonie a été incendiée car des traces de carbonisation du bois ont été retrouvées mais on ignore si le feu a été mis par Roberval avant de partir ou si les autochtones l’ont incendiée par la suite.

Guidés par les écrits historiques, des fouilles archéologiques étaient effectuées sur ce site depuis 1959. En 1979, un archéologue passait à un mètre près du morceau de faïence italienne trouvé par M. Yves Chrétien en 2005, lorsque la Commission de la Capitale Nationale projette de construire un belvédère sur le promontoire dans le cadre des fêtes du 400ième anniversaire de la fondation de Québec. Entre 2007 et 2012, près de 6000 artéfacts seront mis à jour. En 2011, des travaux de stabilisation de la falaise font découvrir des traces d’alimentation de l’élite, de la poterie iroquoienne (provenant des échanges) et un creuset pour coupellation.

Des esquisses inspirées des forts de cette époque et des pièces de bois carbonisées découvertes sur le site ont permis d’imaginer et de situer un corps de garde, une tour, une courtine et le logis seigneurial du fort d’en –haut.

Ces découvertes sur le promontoire de Cap-Rouge ont permis de faire vieillir le Québec de plus de 65 ans, en plus de forcer la réécriture des livres d’histoire. Le prochain programme scolaire intégrera désormais la colonie. Par cet établissement, la France devenait alors propriétaire d’un immense territoire sur le nouveau continent . On peut donc conclure que c’est un succès.

Lors de la période de questions, un échange fructueux avec deux archéologues a permis d’en apprendre un peu plus sur le chantier des fouilles. Il est encore possible de visiter l’exposition La colonie retrouvée au Musée de l’Amérique francophone. Et il est très important de réaliser la richesse de ce site archéologique si près de nous et surtout, d’en être fiers, très fiers! On ne peut que souhaiter la reprise des fouilles sur ce site qui a encore tellement de secrets à révéler.

Cette activité était soutenue par la Caisse populaire Desjardins de Cap-Rouge, PARTENAIRE D'HISTOIRE.

Claire d’Auteuil

Photos Yvon Lirette et Linda Even