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Salon de thé du 9 novembre avec Sylvain Barrette

Notre dernier salon de thé a attiré plus de cinquante personnes qui sont venues se rappeler des souvenirs d’enfance tout...

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Des trains y passent encore

L'écrivain Stéphane Ledien, qui a habité et travaillé comme journaliste à Cap-Rouge, vient de publier un recueil de nouvelles littéraires...

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Activités

Jeudi 23 novembre 2017, 19 h 30

Conférence: Des contes de Noël au Canada français d'autrefois, avec Jean-Marie LeBel

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Nouvelles

Mardi 31 octobre 2017 — 12 h 42

Conférence de Jean Provencher- Les automnes d'autrefois

C’est par une soirée automnale pluvieuse du 26 octobre que M. Jean Provencher est venu nous parler des us et coutumes des automnes d’autrefois. Ce passionné d’histoire populaire épluche avec plaisir les journaux d’époque et nous relate des faits et gestes méconnus de nos jours ou encore, oubliés depuis longtemps.

Comme il l’a constaté dans les articles des journaux, l’automne s’installe tout doucement à partir de la fin du mois d’août. Les villégiateurs reviennent dans les villes et reprennent leurs activités. Les paletots ressortent dans les rues. On recommence à jouer aux cartes : l’euchre ou youcoeur, importé par les bûcherons de la Beauce qui allaient travailler dans le Maine, devient très populaire.On redécouvre les aurores boréales, les étoiles filantes qui permettent de sortir une âme du purgatoire si on prend soin de faire le signe de la croix en les apercevant.

Les voyageurs de commerce reprennent la route. On défile dans les rues pour la Fête du Travail. C’est la saison des huîtres, de la galantine et des pâtés de foie gras. On vend, en cachette, des rouges-gorges, des piverts et des bruants des neiges chez le boucher. Le 29 septembre, on fête la St-Michel, importée de France. C’est la date de référence pour la fin des baux et le début des contrats. On attend l’Été des Indiens mais, en 1904, il n’y en aura pas… On pêche l’éperlan ; les goélettes rentrent au Bassin Louise, de retour du Bas-du-Fleuve.On fête la Sainte-Catherine, seule fête qui n’a pas été importée d’ailleurs. Puis, ce sont les grandes pluies de novembre, le mois des morts et on installe les châssis-doubles.

Si M. Provencher regarde sa montre placée devant lui sur la table, ce n’est pas qu’il trouve le temps long : au contraire, c’est que le temps passe trop vite, pour lui comme pour nous… C’est déjà terminé et nous sommes encore transportés en pensée à la fin des années 1800 et au début de 1900.

Cette conférence était soutenue par la Caisse populaire Desjardins de Cap-Rouge, partenaire d'histoire.

Claire d’Auteuil

Photos: Renée Patenaude