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Salon de thé du 9 novembre avec Sylvain Barrette

Notre dernier salon de thé a attiré plus de cinquante personnes qui sont venues se rappeler des souvenirs d’enfance tout...

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Des trains y passent encore

L'écrivain Stéphane Ledien, qui a habité et travaillé comme journaliste à Cap-Rouge, vient de publier un recueil de nouvelles littéraires...

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Activités

Jeudi 23 novembre 2017, 19 h 30

Conférence: Des contes de Noël au Canada français d'autrefois, avec Jean-Marie LeBel

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Nouvelles

Mercredi 3 mai 2017 — 11 h 17

Conférence de Denis Angers

Nous étions plus de 110 personnes à participer le 27 avril dernier à la conférence de Denis Anger sur Jacques Cartier à Cap-Rouge:

Depuis longtemps, les bateaux des Vikings s’aventuraient dans le golfe du Saint-Laurent. Les Basques venaient chasser les baleines dans le fleuve. Plus tard, alors que l’Espagne et le Portugal se partageaient les métaux précieux de l’Amérique du Sud, le roi de France réussit à convaincre le pape de lui ouvrir les territoires non-occupés du Nouveau-Monde.

Il y envoie alors Jacques Cartier qui plante une croix à Gaspé en 1534 mais retourne en Europe sans découvrir l’entrée du fleuve. De retour en 1535, il remonte alors le fleuve jusqu’à Hochelaga mais revient passer l’hiver à Stadaconé. Le scorbut et un hiver particulièrement rigoureux déciment son équipage. Arrivé avec trois navires, il doit retourner avec un seul.

Pour son troisième voyage, une décision royale vient changer le sort de Cartier : le protestant Jean-François de La Roque de Roberval reçoit une commission qui le substitue à Cartier à la tête d’une grande entreprise de colonisation. Cartier met les voiles en mai 1541 alors que Roberval doit retarder son départ. Le 23 août, il passe devant Stadaconé mais remonte plus haut dans le fleuve pour se fixer à l’embouchure de la rivière du cap Rouge.

Il y construira deux forts, l’un au sommet du cap, l’autre en bas. Les relations avec les Iroquoiens s’enveniment. L’hiver est difficile. Au printemps 1542, Cartier lève le camp sans attendre Roberval, qu’il rencontrera sur les côtes de Terre-Neuve. Ce dernier ordonne à Cartier de rebrousser chemin mais, croyant avoir trouvé de l’or et des diamants, Cartier file à l’anglaise et retourne en France. Malheureusement pour lui, ce qu’il croyait être de l’or n’était que de la pyrite de fer et les diamants, du quartz. C’est l’origine du dicton Faux comme les diamants du Canada. Après le départ de Cartier, Roberval se rend à Cap-Rouge pour y passer l’hiver mais il abandonnera à son tour pour rentrer en France en 1543.

Le magnifique monument de Jacques Cartier installé au Parc Jean-Déry le 30 août 2016 rappelle désormais aux Carougeois cette tentative d’établissement sur les rives de la rivière du Cap-Rouge. Si cette mission de colonisation souhaitée par François 1er avait été couronnée de succès, nous en fêterions cette année, le 476ième anniversaire…

Cette activité était soutenue par la Caisse populaire Desjardins de Cap-Rouge.

Claire d’Auteuil

Photos: Renée Patenaude