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Activités

Jeudi 28 novembre 2019, 19 h 30

Conférence avec Benoît Grenier

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Activité

Excursion à la découverte du patrimoine de Sillery

par Louise Slater, secrétaire de la Société historique du Cap-Rouge

Le 20 octobre, nous étions quarante-six en route vers la Pointe-à-Puiseaux pour découvrir quelques richesses patrimoniales de nos voisins silleriens.

Un premier arrêt à la magnifique église Saint-Michel, sise à la Pointe-à-Puiseaux. Monsieur François Labrecque nous reçoit chaleureusement pour nous présenter avec grand attachement son église, objet de sa fierté.

Au printemps de 1847, à la suite de l'arrivée de nombreux Irlandais, le besoin d'une chapelle se fait sentir. Un marchand du coin, Patrick McInenly, accepte de se départir d'un magnifique terrain qu'il cède à l'évêque de Québec pour la modique somme de 600 livres. C'est le 26 juin 1847 et aussitôt on construit une chapelle qui portera le nom de chapelle Saint-Richard en l'honneur d'un saint anglais, sacré évêque des Chichester en 1244. Dès 1849, on constate l'exigiuïté des lieux et on pense à construire une église. Le 12 juin 1853, la pierre angulaire est posée, les travaux de construction commencent et la nouvelle église de style néogothique à l'image de l'église Saint Patrick de Montréal portera désormais le nom de Saint-Colomb, à la mémoire de deux moines irlandais saint Colomba et saint Colomban qui vécurent respectivement de 501 à 597 et de 540 à 615. Fait à remarquer, cette nouvelle église sera construite en grès de Cap-Rouge.

À l'intérieur, parmi les dix-neuf oeuvres d'art classées biens culturels en 1976, nous pouvons admirer des oeuvres d'art remarquables : « Le Christ expirant sur la croix », toile d'Antoine Plamondon ( 1804-1895 ) d'après une oeuvre de Charles Monnet ( 1732-1794 ) et cinq tableaux du fonds Desjardins :

  • L'Annonciation, du peintre et graveur français Michel Dorigny ( 1617-1665 );
  • L'adoration des Mages, attribuée à Karel Eyckens, peintre actif entre 1719 et 1733;
  • Le repas d’Emmaüs , plusieurs attributions dont la dernière revient à l'école vénitienne du XVIe siècle par Gérard Morisset;
  • La mort de saint François d'Assise, réalisée par le peintre romain Andrea Sacchi ( 1599 ou 1600-1661 );
  • Saint François d'Assise recevant les stigmates , oeuvre du peintre français Joseph Christophe ( 1662-1748 ).

De plus, nous pouvons voir un portrait du premier curé « L'abbé Peter Henry Harkin », peint par Théophile Hamel ( 1817-1870 ) et un tableau « Le Martyre des jésuites » peint par Augustine Bernier ( 1840-1923 ) qui deviendra mère Saint-Alexis au couvent de Jésus-Marie de Sillery et qui sera aussi reconnue pour ses magnifiques broderies. À découvrir aussi des sculptures attribuées à Louis Jobin ( 1845-1928 ) et des vitraux flamboyants.

Une visite bien appréciée que vous pouvez toujours compléter par la lecture de l'album commémoratif des 150 ans de la paroisse Saint-Michel de Sillery, source de mes références, publié par le comité des fêtes sous la direction de Paul Labrecque.

Notre visite se poursuit avec la rencontre de Monsieur Brian Treggett, sur-intendant du cimetière Mount Hermon.

Ce cimetière, premier de la banlieue de la région de Québec, a été aménagé sur un terrain à proximité du fleuve, acquis en 1847 par la communauté protestante de Québec. L'architecte Edward Stavely est mandaté pour concevoir la maison à l'entrée principale et le projet d'aménagement est confié à l'ingénieur militaire américain David Bates Douglas. Le plan propose des chemins sinueux, permettant une vue magnifique sur le fleuve et facilitant la marche sur un terrain en pente assez accentuée. Plusieurs personnalités connues des Québécois y trouvent leur repos bien mérité. Pour notre histoire, citons le monument à la mémoire des 179 naufragés du bateau à vapeur le Montréal qui a eu lieu devant Cap-Rouge le 29 mai 1914. Nous pouvons y voir aussi le monument de Joseph Bell-Forsyth, premier maire de Cap-Rouge, dont vous pouvez voir la photo au dos du Saint Brieuc .

Une visite remarquable avec un guide très précieux qui connaît son histoire et qui nous donne le goût d'y revenir pour découvrir davantage plusieurs pages de notre histoire et de nos souvenirs.

Un dîner bien réussi au Montego nous permet d'échanger sur les découvertes du matin et de refaire nos forces pour la visite de la Maison des Jésuites sur le chemin du Foulon. Trois guides nous attendent pour nous faire découvrir tous les trésors de ce site par l'exposition permanente sur la vie des Amérindiens et des Jésuites. De plus, nous avons le loisir d'apprécier une exposition itinérante sur l'Ère des cageux montée par la Société patrimoine et histoire de l'Île Bizard. Une page d'histoire que plusieurs ont vécu à Cap-Rouge au début du siècle.

Voici quelques notes retenues pour le plaisir de connaître notre petite histoire. Les hommes qui conduisaient les radeaux étaient nommés radeleurs . Les cageux étaient les hommes qui avaient la responsabilité de mener d'immenses trains de bois appelés cages. Une cage était constituée de plusieurs radeaux de bois attachés les uns à côté des autres et à la suite les uns des autres. Elle servait à faire descendre le bois jusqu'à Québec, Cap-Rouge, Sillery pour le charger sur des bateaux en route pour l'Angleterre. Une cage pouvait comprendre jusqu'à 100 radeaux construits de pin et de chêne, mesurant 30 mètres de long sur 12 mètres de largeur ( drames ) ou 8 mètres de largeur ( cribes ). Toute une vie à bord, une vie trépidante, remplie d'imprévus, d'aventures et de risque. Si vous désirez en savoir davantage, nous avons en bibliothèque à la Société historique, la brochure publiée par la Socité patrimoine et histoire de l'Île Bizard « L'Ère des cageux ». La lecture de cette brochure bien illustrée nous donne des frissons et décrit bien le travail et la vie de ces hommes courageux.

C'est la fin d'une journée bien remplie. Une visite qui nous donne le goût de connaître toujours davantage les richesses et les trésors à notre portée tout près de chez nous.

Au plaisir de nous revoir pour une prochaine découverte.