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Jeudi 28 novembre 2019, 19 h 30

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Activité

Découverte de la Rivière du Cap-Rouge en ponton

par Jacques Marcoux, conseiller à la Société historique du Cap-Rouge

Par un beau samedi de juin, sous un ciel limpide et sans nuages, nous étions une quinzaine de la Société historique du Cap-Rouge à faire une balade sur la rivière en ponton. Moi qui demeure à Cap-Rouge depuis quelque 20 années, je n'avais jamais sillonné ce cours d'eau qui nous révèle les beautés de la nature...

Cette embarcation, très sécuritaire peut contenir une quinzaine de personnes et fait des balades tout au long de l'été sur la rivière Cap-Rouge avec commentaires sur ce qui s'est passé dans l'histoire de notre milieu. On apprend, entre autres, qu'en 1541, Jacques Cartier, à son 3e voyage, traverse l'Atlantique pour se rendre au Canada et remonte le fleuve jusqu'à la hauteur de la rivière du Cap-Rouge, mais il faudra attendre jusqu'en 1608 avant qu'une colonie s'établisse enfin dans la région.

Quand nous traversons sous le pont Galarneau, l'histoire nous dit que vers 1700 on utilisait un bac pour les usagers du chemin du Roy, aujourd'hui rue Saint-Félix. En 1839, on construit le premier pont de bois, vinrent ensuite d'autres ponts de bois, pivotant ou à bascule. Le dernier pont de bois fut détruit en 1937 par une débâcle et un pont de béton fixe fut construit. Finalement, en 1983, le pont actuel est construit pour permettre à deux voitures de passer en même temps.

En 1906, on construit le viaduc ( appelé le Tracel ) pour compléter la « transcontinentale » qui passait auparavant le long du fleuve mais qui était devenue dangereuse à cause de nombreux éboulis. Le Tracel a une longueur de 1016 mètres, une hauteur de 52 mètres et comprend 30 chevalets sur des piliers de béton dont ceux de la rivière ont été construits à l'aide de caissons pneumatiques. Les conditions de travail y étaient assez pénibles et les hommes ne pouvaient demeurer plus d'une heure dans les caissons, car la pression d'air, plus forte que dans un pneu de voiture, causait des saignements de nez, des yeux et des oreilles.

Tout au long du parcours, on peut voir la Forge de la famille Gaboury, l'escalier qui mène au parc de la Forge, des maisons anciennes du vieux Cap-Rouge, l'église et son presbytère et, sur son terrain, un belvédère avec une promenade qui ont été aménagés par la ville.

Le paysage est très beau et le décor est extraordinaire par beau temps. Nous nous rendons jusqu'au pont du boulevard de la Chaudière. Au début, les villageois utilisaient la rivière pour la chasse ( canard colvert ) et la pêche (doré, anguille, épinoche et meunier ). Il y a aussi une petite île nommée île Hermine, dont l'origine du nom est nébuleuse ( bateau de Cartier : La grande Hermine? ... ).

La randonnée vaut le coup, je me promets d'y retourner et je vous y invite. Vous passerez un très bon moment dans votre environnement.

Source des références : Documentation de la Maison Léon-Provancher